La fabrication additive, du prototypage à la pièce critique
Deux grandes familles, une frontière nette Le segment grand public repose essentiellement sur le dépôt de fil fondu (FDM) et la résine photosensible (SLA). Ces technologies ont démocratisé le prototypage rapide et l'outillage léger. Elles progressent vite : les filaments chargés carbone améliorent la rigidité des pièces, et des constructeurs comme Bambu Lab ou Formlabs ont considérablement relevé la qualité accessible à petit budget. Le segment industriel repose sur des principes physiques radicalement différents. La fusion laser sur lit de poudre (SLM) permet de réaliser des géométries internes impossibles par usinage. Le dépôt sous énergie dirigée (DED-P) répare des aubes de turbine à la valeur de plusieurs dizaines de milliers d'euros. Le soudage additif (WAAM) construit des structures métalliques de plusieurs mètres pour le secteur naval et spatial. Et le malaxage par friction (FSAM) produit des pièces aux propriétés proches du métal forgé, sans jamais faire fondre la matière.